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SEINE-SAINT-DENIS : LA VAGUE INITIALE DES COLLEGES EN PPP TOUCHE A SA FIN
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(Source : www.lesechos.fr | 02.07.19)

A la rentrée, trois collèges construits en partenariat public privé (PPP) seront inaugurés par le département, qui a fait le choix du privé depuis dix ans. C'est ainsi la fin d'un cycle qui s'achève, avec 25 nouveaux établissements construits ou rénovés dont 18 en PPP d'ici à 2020. La cause en est une hausse démographique galopante.

 

A Aubervilliers, Noisy-le-Sec et Drancy, on met les derniers coups de peinture sur les murs et les salles des nouveaux collèges. Ces trois établissements scolaires construits par Vinci seront inaugurés à la rentrée. Ils viendront compléter la longue liste des collèges construits en PPP (partenariat public privé) en Seine-Saint-Denis. Cette procédure permet à un organisme public de construire un équipement en faisant financer l'investissement, l'entretien et le fonctionnement par un acteur privé du BTP. Pour ces trois collèges, le département versera un loyer à Vinci pendant la durée du contrat de 20 ans, et deviendra propriétaire à son terme, en 2039.

Seront-ils les derniers d'une longue série ? Cela fait près de dix ans que le département, un des plus jeunes de France avec 22% de moins de quinze ans, a opté pour cette solution afin de répondre à la hausse démographique galopante du territoire et au besoin urgent de salles de classe.

Chantiers concomitants

Depuis 2010, deux plans successifs de construction et de rénovation ont été lancés. 700 millions d'euros ont été injectés sur le premier plan (2010-2015), 620 millions sur le deuxième (2015-2020). L'an prochain, 25 collèges auront été construits ou rénovés, dont 18 en PPP. Même si le rythme des PPP s'essouffle - ils étaient 12 dans la première vague, six dans la deuxième - la procédure reste prisée.

La dégradation du bâti scolaire et l'urgence démographique sont la raison principale de ce recours au privé. « Nous avons 75.000 collégiens dans le public, soit 11% de plus qu'en 2010 », déclare Stéphane Troussel, président (PS) de la Seine-Saint-Denis. Il fallait donc aller vite, ce que permet le PPP « qui nous fait gagner en moyenne un an sur la livraison d'un établissement ». Par ailleurs, le département, confronté à de graves difficultés financières, n'avait pas les capacités de lancer autant de chantiers concomitants. « Il était impossible pour des raisons techniques et financières que le département soit maître d'ouvrage pour autant d'opérations en même temps », affirme Stéphane Troussel. La capacité d'emprunt du conseil départemental est en effet limitée, le département étant le deuxième plus endetté de la région après le Val-d'Oise.

80% de financement public et parapublic

Pour éviter tout risque de dérapage des contrats de partenariat - le fiasco de l'hôpital sud francilien faisant figure d'épouvantail -, et contourner les critiques dans un bastion socialiste pas forcément à l'aise avec ce recours au privé, le département a encadré au maximum le dispositif. Concernant les trois collèges inaugurés à la rentrée, parmi les « garde-fous pour se prémunir des dérives » comme l'explique le président, le département conserve une grosse partie de l'entretien - accueil, restauration, hébergement.

Pour peser face au privé, le département participe de façon importante aux investissements, en injectant 60% du coût initial (42,8 millions d'euros). En y ajoutant l'intervention de la Caisse des Dépôts, « le financement public et parapublic… représentera près de 80% du montant brut à financer » selon le contrat de partenariat de 2017. Le montant le plus haut autorisé. Par ailleurs, tous les collèges doivent répondre à un cahier des charges précis (parvis extérieur, grilles, salles de sport accessibles par les habitants en dehors des horaires scolaires) et il est imposé un choix de trois architectes par édifice.


 
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